TL;DR : Et sincèrement, ça ne me manque pas du tout. En plus cela n’a strictement rien changé à ma vie sociale, au contraire.

Disclaimer : Je ne vais pas rentrer dans le détail de l’évolution du reach, des algorithmes, l’arrivée des pages et des contenus sponsorisés, … Je souhaite que le post reste compréhensible par tous et l’historique serait fastidieux et non pertinent pour ce que je veux dire. Si ces sujets vous intéressent, le net pullule d’articles sur ces cotés plus “techniques” de Facebook.

Pourquoi avoir quitté Facebook ?

Ça peut paraitre étrange de quitter le réseau social au quasiment 2 milliards d’utilisateurs actifs dans le monde, mais celui-ci ne me servait plus à rien.

Non pas que je n’y allais plus, au contraire, mais plutôt que celui-ci ne répondait plus à mes usages.

L’effet bulle d’information

La promesse initiale de Facebook était de pouvoir garder le contact avec ses proches ou ses amis éloignées géographiquement. Cela fut vrai pendant un temps, mais cela s’est dégradé au fil des années surtout lorsque le nombres de mes contacts augmentait.

Durant pratiquement 10 ans j’ai ajouté ami(e)s, collègues et connaissances professionnelles pour “garder le contact”, même si je les avais également en contact sur LinkedIn ou Twitter. J’ai monté des groupes, j’en ai rejoint. J’ai créé ou suivi des pages d’association, d’entreprise, de sites d’information sur mon métier ou mes passions.

Durant un temps, mon fil d’actualité était varié et remplissait son office. Mais ce n’est plus le cas : au fil des années, mon fil d’actualité s’est restreint à une poignée de contacts ou de pages dont Facebook me servait les publications qui lui semblait être en mesure de m’intéresser. Et je dois dire que ça fonctionnait plutôt bien.

Mais ce système prédictif me pose un problème : les algorithmes de Facebook évoluant au fil du temps en fonction de nos interactions je me suis retrouvé “enfermé” dans une bulle d’information généré uniquement par un nombre restreint de mes contacts, les autres ne passant pas les “filtres” d’analyse de mon activité sur ce réseau social.

Celui-ci me coupait donc volontairement d’une grosse partie des publications de mes contacts, que j’avais pourtant ajoutés afin de suivre leurs activités !

Cette bulle d’information se met maintenant très rapidement en place. Une courte experience à été mené dernièrement sur ce sujet et les résultats font froid dans le dos : En trois jours, Facebook vous a profilé et votre flux d’actualité est sévèrement altéré.

Imaginez l’impact sur un profil analysé sur 10 ans.

Et c’est d’autant plus problématique car 66% des utilisateurs de Facebook s’en servent comme (unique) source d’information.

Plein de contacts et peu d’interaction

Une partie de mes contacts avait complètement disparue de mon radar, et à moins d’aller directement sur leur profil, Facebook ne me présentait plus rien d’eux.

Cela devait également fonctionner dans l’autre sens : bon nombre de mes contacts ne devait pas voir mes publications personnelles comme professionnelles. Mes quelques posts sur ma page professionnelle ne touchait qu’une infime parties des gens qui me suivaient sur Facebook, et régulièrement mes amis ne voyaient pas mes publications plus personnelles.

J’ai arrêté de publié manuellement sur Facebook il y a près de 1 an hormis quelques publications automatisées avec IFTTT. Et vous savez quoi ? personne ne s’en est rendu compte.

A l’heure actuelle, beaucoup ne se sont même pas rendu compte que je n’étais plus dessus, car que je publie ou non je ne devais pas passer leurs filtres.

Au final, les seules interactions sociales que j’avais avec mes contacts sur Facebook sur passaient dans Messenger, et non sur le reste de la plateforme. Et ça je peux le faire ailleurs.

Vie privée

Quand c’est gratuit, c’est toi le produit.

Je ne vais pas m’attarder sur cet aspect, d’autres en parle bien mieux que moi. Mais certaines façons de faire de Facebook m’ont convaincu de partir :

  • Le fait que Facebook puisse utiliser mon image et indiquer que j’aime quelque chose en contenu sponsorisé,
  • Les demandes intrusives de permissions des apps : mes contacts, ma géolocalisation, etc.,
  • Des notifications qui sont ultra intrusive par défaut (pastille, son, mails à tout va),
  • le tracking permanent via l’authentification via facebook, les likebox, etc sur les différents sites et services web.
  • etc

J’ai pris conscience de tout ça tardivement, après avoir donné des informations personnelles à Facebook durant des années. Et finalement l’usage qui est en fait pour me cloisonner dans ma bulle d’information et me proposer des contenus sponsorisées et publicités pour des produits en jouant sur l’affect du “untel aime ceci” (même quand ce n’est pas réellement le cas) ne me plait pas. Pas du tout.

Le mal est fait après 10 ans sur Facebook, mais au moins je coupe les vannes d’informations me concernant.

Cela n’a eu aucun impact négatif sur ma vie sociale

Facebook peut être considéré comme un véritable “hub social” avec ses pages, les organisations d’événements, les groupes etc. J’appréhendais un peu d’en sortir tant il est présent dans nos vies.

Certaines personnes se sont rendu compte que je n’étais plus disponible sur Messenger ou lors de la création d’événement. Elles m’ont contacté autrement : par téléphone, via twitter ou par mail.

Cette place que prend Facebook dans notre vie en tant que plateforme sociale principale c’est du vent. En partir n’a finalement eu aucun impact.

Je passe bien plus de temps avec mon cercle proche

J’utilisais Facebook pour suivre l’actualité de mes amis de façon passive. Depuis que j’en suis parti, j’interagis bien plus avec mes contacts : Je prends des nouvelles par téléphone ou autour d’un apéro. Je vais rendre visite à ceux qui habitent loin.

Je passe finalement bien plus de temps au contact de mes amis que par écrans interposés. Et ces instants passés ensemble sont bien plus important et enrichissant que de “regarder” ce qui se passe dans leurs vies à travers ce que Facebook voulait bien m’en montrer.

Et je continue de suivre l’activité de mes contacts professionnels sur LinkedIn et Twitter.

Et les autres ?

¯\_(ツ)_/¯

Pour Conclure

Quitter Facebook m’a sorti d’un accès passif à une information en continue de piètre qualité, qui me faisait perdre plus de temps qu’autre chose et nourrissait mon FOMO.

J’ai accès directement à la source des actualités en étant au contact des gens, de manière plus espacée et moins chronophage. Et on m’invite toujours aux évènements, anniversaires et autres, mais de façon directe par téléphone ou mail.

C’est bien plus plaisant que d’être abreuvé en continue d’information par Facebook, dont les algorithmes m’ont déjà fait rater des choses importantes.

Et pour les vidéos de chatons j’ai Twitter et Slack qui font le boulot, tout en m’épargnant les photos et vidéos de bébés :)